Assemblée générale 2021

L’AG de BioGée 2021 aura lieu le samedi 29 mai 2021 Elle à partir de 14h30 en ligne sur la plateforme Teams, et sera précédée par des conférences sur la même plateforme, largement ouvertes à tous vos membres (merci de diffuser). Nous avons opté pour une réunion en ligne pour éviter une réunion mixte (physique et en ligne), incertaine et qui aurait donné un confort inégal aux participants.

Cliquez ici pour accéder à la visioconférence.

Programme de la journée du 29 mai 2021 :

  • 10h-12h15 : quatre conférences (voir programme) ;
  • 14h-14h30 : dernière conférence (voir programme sur la page suivante) ;
  • 14h30 – 17h : Assemblée Générale.

10h00 : Thierry Heidmann, Directeur de Recherche CNRS (UMR 9196, Physiologie et pathologie moléculaire des rétrovirus endogènes et infectieux), Institut Gustave Roussy, Villejuif.

Rétrovirus et génome humain : une histoire évolutive.

Nous savons désormais que le génome humain n’est pas à 100 % humain. Près de dix pour cent de notre ADN est constitué de gènes d’origine virale. Ce sont les reliques de rétrovirus ayant infecté nos ancêtres sur des milliers voire des millions d’années d’évolution. Même si la plupart d’entre eux sont silencieux ou défectifs, et ont longtemps été considérés comme de l’ADN «poubelle», il apparait aujourd’hui que ces éléments ont contribué à l’émergence de fonctions nouvelles au cours de l’évolution, comme par exemple l’apparition de la placentation chez les mammifères. Une autre vision des rétrovirus, loin de celle de purs pathogènes.


10h35 : Frédéric Thomas, Directeur de Recherche CNRS (IRD 224–5290, Centre de recherches écologiques et évolutives sur le cancer), Université de Montpellier. Dernier ouvrage : L’abominable secret du cancer, 2019, HumenS-ciences.

Une approche écologique et évolutive du cancer
Le cancer est un processus d’évolution clonale à l’intérieur de l’organisme s’effectuant selon des lois Darwiniennes. Ce n’est que relativement récemment que les oncologues ont commencé à réaliser combien cette vision permettait de mieux comprendre le développement des cancers, leur prévention et même l’amélioration des thérapies. Parallèlement, les écologistes et des biologistes de l’évolution commencent à considérer les processus ontogéniques pour comprendre l’écologie et évolution des organismes multicellulaires et le fonctionnement des écosystèmes.


11h10 : Emmanuelle Vennin, Professeure (UMR 5561, Biogéosciences), Université de Bourgogne – Franche-Comté.

Les écosystèmes microbiens ont-ils un impact sur le climat ?
L’augmentation de la consommation en énergies fossiles ces dernières décennies a conduit à une hausse extrêmement brutale des taux de CO2 atmosphérique. Afin d’atténuer cette augmentation, des mesures de limitation des émissions des gaz à effet de serre et autre polluants ont été mises en œuvre ces dernières années. La possibilité de Capture et Stockage du Carbone (CCS; et autres polluants) offre de nouvelles perspectives dans la régulation de ces paramètres, principaux responsables des changements climatiques actuels et futurs. Une nouvelle perspective émerge dans les procédés de stockage de CO2 par des approches biomimétiques s’intéressant à la capacité des organismes à induire des précipitations carbonatées, aboutissant à la capture et au stockage de CO2 et autres polluants.


11h40 : Baptiste Morizot, MCF en philosophie, Université d’Aix-Marseille, Centre Gilles-Gaston Granger, Membre junior de l’UIF. Dernier ouvrage : Raviver les braises du vivant, 2020, Actes Sud/Wildproject.

Dix millions de manières d’être vivant
Imaginez cette fable : une espèce fait sécession. Elle déclare que les dix millions d’autres espèces de la Terre, ses parentes, sont de la “nature”. À savoir : non pas des êtres mais des choses, non pas des acteurs mais le décor, des ressources à portée de main. Une espèce d’un côté, dix millions de l’autre, et pourtant une seule famille, un seul monde. Cette fiction est notre héritage. Il s’agit de refaire connaissance : approcher les habitants de la Terre, humains compris, comme dix millions de manières d’être vivant.


14h00 : Valérie Masson-Delmotte, Chercheur senior CEA, Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, Institut Pierre Simon Laplace, Université de Paris Saclay.

Comment fonctionne le GIEC et le rapport spécial sur l’océan et la cryosphère dans un climat en évolution (SROCC) ?
Cette présentation documentera, à travers le rapport SROCC 2019, le fonctionnement du GIEC et fournira un point d’entrée aux principales conclusions de ce rapport qui se concentre sur les effets en cascade du changement climatique induit par l’homme dans l’océan (qui couvre 71 % de la surface de la Terre) et la cryosphère (composants gelés de l’eau de la Terre, 10 % de la surface terrestre). Il s’agit du premier rapport du GIEC à mettre fortement l’accent sur l’éducation et la connaissance du climat et des océans, qui sont essentielles pour comprendre, et pour agir (des ressources pour enseignants ont été développées par l’Office for Climate Education : https://www.ocean-cryosphere.oce.global/fr

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